samedi 25 août 2007

Saunattitude

Roflent à Bûcheron-land, 2.

En ce moment, à Montréal, il fait environ 4000°c, et c'est plus de l'air mais de la vapeur d'eau. Coooool. Non, sérieusement, hier il faisait autour de 27 mais le taux d'humidité avoisinait les 90%... j'vous laisse imaginer le bonheur.

La photo, dessous, c'est Katrina. Katrina est une canadienne de Floride (si si, pour de vrai !), et elle est officiellement ma source d'information sur tout ce qui se passe à Concordia et dont je n'aurais pas eu vent. Autant vous dire qu'elle m'envoie des tonnes d'infos par jour... Ah, et apparemment c'est aussi la seule personne de mon âge qui soit à la fac, sachant que la moyenne d'âge doit tourner autour de 22-23 ans chez les plus jeunes...



Jeudi midi, je suis retourné glander sur le vieux port, accompagné de mon sandwich au "jambon garni" et d'une barre d'After-Eight. (note à moi-même: ne plus jamais acheter quoi que ce soit au "jambon-quelque-chose". Seulement du "jambon-tout-seul".) J'en ai profité pour prendre quelques photos, plutôt moches dans l'ensemble, mais ça donne une idée :




Les machins en-dessous, c'est des HLM conceptuels.



(oui, cette photo penche.)



Ci-dessous, quelques petits détails québécois, pour votre culture générale. Apprenez par exemple que le Montréalais de base est trop fier pour manger ses frites dans un emballage étasunien standard. Alors ils ont rajouté une feuille d'érable, parce qu'il faut pas déconner, non plus : c'est des frites canadiennes, pas des frites yankee ! (et imaginez moi en train de prendre mes frites en photo, tout seul au milieu du Mac Do.)


Par ailleurs, les Canadiens aiment rajouter des phrases mystérieuses sur leurs plaques d'immatriculation. En l'occurence, pour le Québec "Je me souviens". De quoi, on sait pas, mais ils s'en souviennent. Et pour l'Ontario, c'est "Yours to discover". Je sais, je sais, une telle poésie vous laisse béats d'admiration.


Par ailleurs, il est important de savoir qu'on ne s'arrête pas à un stop, mais bel et bien à un arrêt. Sur ce point, je peux pas critiquer la logique québécoise.

Cet après-midi, j'avais plusieurs appartements à visiter (au final, j'en ai vu qu'un seul, pour un milliards de raisons obscures, sans doute liées à l'entrée de Mars et Jupiter dans leur troisième décan.). Bref, pour ce faire, je devais prendre le métro. Mais, ô joie, la ligne de métro verte, qui dessert tout le centre-ville, est fermée suite à un accident de chantier. Donc au lieu de faire 200 mètres jusqu'à Saint Laurent, il a fallu que je me tape 15 minutes de marche jusqu'à la Place d'Armes, en traversant le quartier chinois, et ce à plusieurs reprises. Donc, enchaînement logique: photos !


Comme vous pouvez le constater, j'ai eu l'immense chance de passer par là le jour de la célébration du 34e festival de la Lune. Tout ça tout ça.


Des peluches dans des plastiques. Je sais, c'est concept.


On se fait un petit Ming-Do ? Ming-Do, c'est tout ce que j'aime ! D'ailleurs, je prendrais un triple big-ming et une grande frite. Et 500m plus haut, il y a un resto traditionnel africain qui s'appelle "Je crève de faim". Quel humour, ces Montréalais...



Il sourit un peu comme Rachida Dati, je trouve. Non ? Ah, désolé. La coiffure, peut-être.



On prend ce qu'on peut en photo, hein...


Voilà. J'ajouterais que j'ai sans doute trouvé un appart' dispo pour lundi, mais c'est pas encore sûr à 100%. Je laisse le mot de la fin à cette porte en métal:

mercredi 22 août 2007

Lost in translation, un peu

Trois jours que je suis à Montréal. Paumé, mais content d'être là. C'est beau, c'est grand, il fait un temps superbe (enfin jusqu'à ce soir en tout cas...) et les gens sont cools: que demande le peuple ? Ok, je comprends pas un mot sur deux de ce qu'on me raconte, mais ça va venir. Mais pour être clair, faudrait tout reprendre du début. Alors allons-y :


Lundi 20 août, vers 10h15: arrivée à Orly. Pas trop stressé, mais pas bien rassuré non plus. Je reçois un bon milliard de textos-gentils-qui-plombent-le-moral-mine-de-rien ("Bon courage" "A dans un an" "Nous oublie pas" etc.). Au revoir à papa-maman, montée solennelle de l'escalator, puis demi-tour moins solennel pour rendre le portable de papa que j'avais gardé dans ma poche. Puis remontée solennelle de l'escalator, détecteurs de métaux, contrôles des passeports, et attente, pendant plus d'une heure. Là, faut admettre qu'il y a eu une légère hausse du niveau de stress. Et après il a fallu monter dans l'avion...



7 heures plus tard, après avoir mangé deux fois, ouvert mon cadeau (merci beaucoup Marine, il est génial), lu les mots larmoyants laissés sur le carnet (merci à tout le monde, quand même !) et regardé entre autres Shrek 3, Friends, Kaamelot et Titeuf, l'avion descend sur Montréal. J'aperçois les gratte-ciel à travers un hublot: waw. J'y suis pour de vrai.

A partir de là, attente pendant plus d'une heure et demie à la douane. Derrière moi, dans la file, deux ados québécois qui discutent avec leur mère: "A chaque fois qu'on va en France, je prends l'accent français. J'te jure, des fois je dis des mots et j'me rends compte que je parle comme un français !" (là, on se sent étranger d'un seul coup ^^' ) Après ça, je discute avec une fille de Bourges étudiante en beaux-arts et un réunionnais qui part à Trois-Rivières pour suivre un cursus d'administration. On est tous dans la même merde, ça fait plaisir...

Un bus et un taxi plus tard, me voilà dans le centre, à mon hôtel. Autoportrait idiot dans le miroir, forcément.


Et là, ça a été le début de la phase "J'me prends le décalage horaire en pleine face". Après avoir erré dans la rue Ste Catherine pendant trois plombes, j'ai fini par trouver un Burger King où je me suis échoué comme une loque. Je commande un cheeseburger avec un nestea, je repars avec un burger au poisson et un coca. Joie. Il est deux heures du mat' en France, et je suis en train d'avaler des frites dégueulasses avec un sandwich que je n'ai pas commandé.




Après ça, j'ai galéré pendant un temps indéterminé pour trouver un cyber-café où envoyer un mail à mes chers parents (sans réaliser qu'il y avait une borne wifi pas sécurisée dans les environs de l'hôtel). Et je me suis effondré dans mon lit vers 22h, soit 4h du mat' en France. Les photos dessous, c'est la vue que j'ai depuis les fenêtres de ma chambre. Ils sont pas top glamour ces sex-shops ?



Le lendemain, réveil en pleine forme à 7h30 (si si, vous avez bien lu... traduire en heure française: 13h30. Vous voyez, tout de suite...) Bon, j'avais encore ma tête spéciale décalage horaire, comme le prouve l'autoportrait inutile dans la glace n°2 :


La photo du dessous, c'était juste pour montrer à quel point je suis riche. Non, en vrai c'est parce que j'ai tellement de mal avec les dollars canadiens que je me suis dit qu'ils méritaient bien une petite photo. (Lundi soir, j'ai passé à peu près cinq minutes à trouver 2,50$ dans mon portefeuille pour payer le mec du cybercafé...)




A 10h, je suis à la fac, pour une réunion d'info pour les étudiants internationaux. Katrina, une étudiante de Floride, tente d'
engager la conversation avec moi. Et là, c'est le drame: mon anglais est apparemment en tôle. Pas foutu de sortir une phrase entière, avec des mots entiers. La honte.

Après ce léger coup au moral, je suis allé manger un sandwich sur le Vieux Port. Le Vieux Port, c'est cool. (constructifs ??? vous vouliez des commentaires constructifs ?) En fin d'après-midi, après un autre passage à la fac, je suis allé me balader du côté du Parc de Mont Royal. J'ai vu mon premier match de baseball en vrai, que d'émotion ! Juste après, un jeune homme a essayé de me refiler du pot, avec insistance. Je vous conseille à tous de vous faire aborder par un dealer québécois, c'est un grand moment.

Une demi-heure plus tard, j'arrivais en haut du Mont Royal. Faut vous mettre dans le contexte: vous marchez pépère dans la forêt depuis une demi-heure, en croisant seulement des joggers et des cyclistes. C'est la fin de la journée, les petits oiseaux chantent, tout ça tout ça, et puis tout d'un coup vous apercevez ceci entre les arbres, avec en bruit de fond la fameuse sirène d'ambulance qu'on entend dans tous les films américains :


Les deux gros cubes blancs et noirs, derrière la grande tour, c'est mon université. Classe, non ?



Je suis redescendu par la rue Peel et je suis retourné du
côté de Ste Catherine pour trouver un sandwich. La nourriture trouvée (un sandwich italien de 9 pouces avec de la sauce ultra épicée), je me suis assis sur les marches de la Place des Arts, devant un écran géant où ils faisaient des essais de projection.



C'est là que j'ai fait la connaissance de Marc-André, qui voulait savoir ce qui était en train de se passer. Comme j'en savais à peu près autant que lui, il s'est posé et il a commencé à discuter. J'ai du lui faire répéter à peu près toutes ses phrases pour comprendre quelque chose, et puis j'ai fini par lâcher l'affaire. Quand j'ai commencé à recomprendre les mots, dix bonnes minutes plus tard, il m'expliquait que c'était bien du réconfort de savoir que Jésus-Christ était là 24h/24 à côté de lui, et que donner, c'était du fun. Il m'a d'ailleurs offert son plan de métro, parce qu'il "le connait par coeur et que j'en aurais plus besoin que lui". Après ça, il m'a fait écouter un morceau de "rock alternatif chrétien, un peu punk" (sic) et on a parlé hiking, gym et athlétisme, et puis on est allés boire "une coupe de vin" à une terrasse juste à côté. La conversation a dérivé sur les voyages:
"Et tu voudrais visiter quoi comme pays, en Europe ?
_ En Europe ? Ho... L'Australie !
_ Mais c'est pas en Europe !

_ Ah bon ? C'est-y pas le pays en forme de botte, là, qu'était collé au Québec avant ?"
Bon, même si Marc-André est nul en géographie et qu'il est quasiment colocataire avec Jésus-Christ et le Tout-Puissant, j'ai passé une soirée plutôt sympa. Voire même alternative-chrétienne, un peu punk.


Aujourd'hui, en vrac: j'ai bataillé pour trouver un adaptateur de prise pour mon PC (et vous vous doutez bien que j'ai réussi, d'abord parce que je suis là, et ensuite parce que je suis trop fort.), j'ai écouté une militante québécoise de GreenPeace qui me parlait des baleines et du papier toilette, je suis allé à la fac pour avoir un peu d'aide pour trouver un appart', et j'en ai visité un du côté du métro Laurier mais je sais pas trop quoi en penser, en plus il est pas dispo avant le 28-29 août... mais les colocs étaient sympas, et le propriétaire faisait une fixation sur mon sens de l'orientation ("Et le nord, il est où ?" "Et la ligne verte, elle est Nord-Sud ou Est-Ouest ?" "Et la rue Sherbrooke ?") Dans la soirée, j'ai aussi découvert qu'à Mac Do, ils vendaient des tranches de pommes au caramel. Ils en avaient plus, mais j'essaierai d'y goûter dès que possible...


Voilà le résumé de ma passionnante petite vie pour le moment. Je dois revoir Katrina et une étudiante allemande en galère demain après-midi, et visiter un max d'apparts en espérant trouver rapidement...


J'attends de vos news, à vous les studios !

dimanche 12 août 2007

Montréal, me voilà.

Dans tout pile une semaine, pour la première fois de ma vie, je vais traverser l'Atlantique. Pas à la nage, ok ; mais pas de retour avant un an quand même... Eclair de lucidité: "Gamin, tu sais à peine faire cuire des pâtes. Tu vas morfler."
Heureusement, je ne serais pas complètement seul: mon appareil photo et mon PC portable sont du voyage. Alors, de votre côté, à défaut de m'avoir en vrai, vous aurez au moins mes clichés et mes fautes de frappe.

Voilà. En espérant que ce blog vous fera voyager un peu avec moi... (mais pas trop non plus, vous aviez qu'à payer le billet d'avion et porter les bagages à ma place.)


Goodbye !