vendredi 21 septembre 2007

L'amiche, les serges et les baleines.

Bien le bonjour, peuple. Suite à un léger problème technique (plus de net à l'appart), j'ai été dans l'impossibilité de mettre en ligne la suite de mes palpitantes aventures. Bon, et comme aujourd'hui ils avaient toujours pas rétabli la ligne, je me suis décidé à tout poster depuis la fac. Donc là, ça fait un peu réchauffé, mais voilà les photos du week-end dernier, dans le Nord du Québec...

*Flash back*

Vendredi 14 septembre, 6h du matin, station de métro Place St Henri: sept accolytes se retrouvent autour d'un break géant et tentent désespérément de remplir le coffre. On ne sait pas encore qu'on va jouer un remake du Jour le Plus long, donc tout le monde est motivé. La belle équipe se compose de six français (Thomas, Angélique, Benoît, Marie, Faustine, et moi !) et d'un allemand (Michael, qui a été obligé de parler franglais tout le week-end...) Après avoir réussi à caser nos bagages et nos jambes dans la voiture, départ pour Québec-city, avec Marie au volant.

Visiblement, pour certains allemands dont nous tairons le nom, 6h, c'est trop tôt.


Autour de 9h, débarquement à Québec. Comme les millions de personnes qui sont passés là avant nous, photo-pas-originale-du-château-Frontenac...


... suivie de la photo-de-groupe-pas-originale-devant-le-château-Frontenac. (nb: Toutes les photos où je figure ont été prises par Thomas ou Marie) De gauche à droite: Marie, Thomas, Angélique, moi, Benôît, Michael et Faustine.


La matinée s'écoule pépère, entre déambulations dans les rues de la ville...

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.. et diverses photos à la con avec les oeuvres locales. Et on a beau chercher un endroit où ils vendent des amiches, impossible d'en dégoter un seul. Dommage.




Thomas, soit t'as un méga-strabisme, soit tu fais semblant de prendre une photo juste pour frimer avec ton appareil de compète.


Midi. Que fait le radin français de base à Québec le midi ? Il passe 2h à écumer toutes les rues de la ville pour trouver un restaurant qui à l'air sympa, puis il se rappelle qu'il a des réductions à Mac Do, alors il va s'acheter un big mac. Et pis même que Angélique et Benoît étaient pas contre:



Notre Mac-déjeuner fini, re-déambulations dans les rues de Québec.



1er plan: Faustine. 2e plan: ciel + St Laurent.


Michael, tu feras gaffe, t'as un château derrière toi.






Je grimpe sur les murs si je veux !!!


Après nos quelques heures à Québec, nouveau départ: on s'en va dans le Nord, aux Bergeronnes pour être plus précis. Mais pourquoi aller s'enterrer à l'autre bout de la province ? Pour camper et aller voir des baleines en kayak le lendemain matin !!! Donc, motivés, on repart sur la route en suivant les conseils de notre fidèle GPS, Brigitte-Jeanine-Monique-Simone (qui a pas mal changé de nom au cours de la route, qui a été longue, comme on le verra.). Brigitte nous ordonne donc de traverser le St Laurent pour prendre la rive sud. Les Bergeronnes, c'est sur la rive nord; mais comme on est pas des gens contrariants, on se dit que Brigitte doit être plus au courant que nous. Donc on prend au sud. En cours de route, arrêt sur une aire pour reprendre de l'essence et des trucs dans le coffre, qui pour une fois ne se vide pas à moitié sur le parking:


Aux alentours de 17h, nous arrivons à Rivière-du-loup, un petit bled paumé sur le bord du St Laurent. Et là, blague. On se doutait bien qu'on allait pas traverser les 30 km qui nous séparent de l'autre rive à la nage, mais on pensait pas non plus qu'il faudrait payer 36$ pour la voiture et 14,50$ par personne pour traverser en ferry. Donc on râle, mais on a pas le choix. Puis deuxième surprise: c'est ballot, le dernier ferry de la journée est parti à 16h. Après renseignement, deux possibilités s'offrent à nous : se retaper les trois heures de route jusqu'à Québec pour reprendre le pont, ou tenter notre chance à Rimouski, encore plus au Nord, pour voir s'il y a encore des traversées. L'option 1 nous semble plus safe, donc demi-tour, dans la joie et la bonne humeur ("Dites-vous que plus tard, on en rira. Bon là, ok, pas trop. Mais plus tard...")...


Voilà le superbe débarcadère (photo by Marie) dont nous n'avons pas pu profiter.


Pour bien se rappeler de notre petit détour de 500km, photo de groupe sur le parking. On se console comme on peut.


Et là, juste en face: les Bergeronnes, où nos tentes attendent d'être montées et le feu de camp d'être allumé... (et qui sait, peut-être une aimable communauté amiche à proximité ???)


On the road again.


Un peu avant 23h, nous voilà à 30km de Rivière-du-loup, mais de l'autre côté du St Laurent. Il faut traverser le Saguenay en ferry pour rallier Baie Ste Catherine à Tadoussac, mais c'est gratuit cette fois, et ça dure à peine dix minutes. Mais c'est suffisant pour prendre des photos inutiles:


On arrive aux Bergeronnes vers minuit moins le quart. Là, on récupère les tentes chez une dame qui a été assez cool pour nous attendre, et on se dirige vers le camping, la voiture chargée à 150%. Après quelques minutes de route sur un chemin de terre en pleine forêt, on arrive vers notre emplacement. Déchargement, traversée de la forêt, découverte des plates-formes où on peut installer les tentes, juste au bord du St Laurent... le tout dans le noir complet, puisque c'est un camping écolo-responsable, donc pas de lampadaires ni d'eau courante. Le truc, c'est qu'installer des tentes avec des lampes de poche pour seule source de luminosité, c'est hard. Encore plus quand il faut traduire toutes les explications en anglais pour que tout le monde puisse comprendre. Pendant que Faustine se charge de la traduction ("NOOO ! NOT LIKE THAT, LIKE THAT !"), je pars dans les bois pour essayer de trouver des branches mortes pour allumer un feu... une bonne heure plus tard, le feu fume plus qu'autre chose, les tentes sont montées de travers (mais dans le noir, on voit pas que c'est mal fait, alors on s'en fout.), il fait juste glacial, on arrive pas à faire cuire les saucisses et les chamallows puisqu'il y a pas de braises, mais on est arrivés, c'est le principal !


On avait des têtes un peu spéciales, mais faut dire qu'on s'est quand même tapé plus de 1000km de route dans la même journée, soit presque 12h à 7 dans une voiture... (c'était un tantinet long sur la fin, mais il en fallait plus pour entamer notre bonne humeur.)






La nuit a été à la fois très courte et très longue. Très courte parce qu'on a du faire 2h-7h. Très longue, parce qu'à trois dans une tente pour deux + les bagages + les fringues, ça fait pas beaucoup de place. Je me suis réveillé en pleine crise de claustro à 3h du mat ("Fautquejesortefautquejesortefautquejesorte"), c'était fun. Faut dire que c'était prévisible, sachant que j'avais la tête bloquée entre mon sac à dos et la toile de la tente, que mes jambes étaient coincées entre Michael et encore la toile de la tente, et que mes fringues étaient posées par-dessus moi. Benoît en a profité pour me rassurer: "Sors pas, j'entends quelqu'un qui marche autour de la tente depuis tout à l'heure..." Bref, une nuit de rêve. Le lendemain, réveil aux alentours de 7h, sous la pluie. On s'en fout, on va voir des baleines. Mais si mais si, il faut rester motivés. Du kayak sous la pluie, c'est hypra cool. Premières tentatives pour apercevoir des baleines depuis les tentes:



Voilà la "tente" où Michael, Benoît et moi avons "dormi". Je vous jure qu'elle tenait vraiment debout toute seule, personne ne tenait les armatures de l'intérieur. Et puis concentrez-vous plutôt sur la vue, c'est ça qui compte.



Voilà, on est allés faire du kayak vers cette pointe-là, dans la brume... (photo by Marie)


J'ai pas tenté de prendre mon appareil pour photographier les baleines, désolé. Kayak sur le St Laurent + pluie + animaux en tous genres, c'était pas un bon plan pour mon "kodak" comme ils disent ici... Enfin on a démarré vers 9h, sous une pluie battante, en poussant nos kayaks dans une eau à 4°c (et avec des combinaisons courtes, sinon c'est pas drôle.). Nous 7 + le guide, soit 4 kayaks. Et là, franchement, on a pas regretté. Après quelques coups de pagaie, on s'est retrouvés dans une dimension parallèle: perdus dans la brume, avec les côtes qui se détachent au-dessus des nappes de brouillard derrière nous, la lumière du phare, et surtout le calme : seulement la pluie sur l'eau, les baleines qui sortent pour respirer, les oiseaux qui se posent sur le fleuve... et on a vu ces fameuses baleines, oui ! Pas de baleine bleue, ni de cachalot, ok. (ni d'amiche) Mais pas mal de petits rorquals, dont un qui s'est invité juste devant le kayak de Thomas et Angélique (et qui nous a valu notre minute de panique: blanc monstrueux, tout le monde obsédé par un seul truc "Où est-ce qu'il va ressortir ???"), et puis aussi beaucoup de marsouins et de phoques. On est rentrés congelés, mais ça restera vraiment un souvenir inoubliable !

A la sortie de l'eau, on tirait des tronches assez... heu... assez, quoi. On a eu beaucoup de mal à reconnaître Marie en revoyant les photos, mais c'est bien elle:


Faustine et Benoît avaient carrément la classe eux aussi...

Et Angélique, notre péruvienne officielle.


Après le séchage, les guides ont eu l'idée du siècle (voire même du millénaire !): préparer de la soupe aux nouilles, bouillante. Je crois qu'on est tous d'accord sur une chose: c'est la meilleure soupe aux nouilles qu'on ait jamais mangé.


Puis il a fallu rentrer au camping, et démonter les tentes, toujours sous la pluie. Mais j'ai pas pu aider énormément, au nom de la démarche photojournalistique: fallait bien quelqu'un pour prendre les photos, non ?





Après avoir ramené les tentes dans un état déplorable et ruiné la voiture, on a déjeuné dans une poissonerie aux Escoumins, un petit bled un peu plus au nord. Saumon à la sauce sirop d'érable, pomme de terre farcie au homard et tarte aux pommes et au sucre à la crème pour moi... miam.

Après manger, on est repartis vers le sud, direction Tadoussac, qui est officiellement le plus vieux village du Québec. On aurait aimé le constater par nous-mêmes en visitant, mais le temps radieux nous en a dissuadé.




Après avoir visité la chapelle, on the road again ! (en plus, ils vendaient même pas d'amiches.) Direction Ste Anne de Beaupré et le soleil, pour aller s'échouer dans un motel réservé à l'avance par les filles.





Comme vous pouvez le constater, il était temps qu'on arrive. La Molson Dry, la bière des serges. (si quelqu'un sait ce qu'est un serge, merci de me contacter...) Benoît s'est moins marré au réveil, mais maintenant que les photos sont faites, ce serait dommage de pas les diffuser.


Sur la porte de notre chambre de motel, il y avait ça. On a un peu flippé.


Mais en fait la chambre était cool (surtout vu le prix ultra-compétitif qu'on a payé ! faut dire qu'à sept dans la même, ça aide.), et ç'a été l'heure bénie de la douuuuuuuche... en sortant, on ne sentait plus le vieux poisson, ni la toile de tente moisie, ni le chien mouillé. On sentait même presque bon. Après ça, on a tenté une partie de jungle-speed, grillé quelques saucisses au four à défaut d'avoir un feu de camp, on s'est fait quelques hot-dogs et on a fini par s'écrouler comme des loques dans nos lits vers 22h30.




Dimanche matin, réveil un peu hard...




Heureusement, Angélique nous a rappelé à nos obligations dominicales et nous a lu quelques passages du Nouveau Testament. Alors tout de suite, ça allait mieux.


Pour la première fois de ma misérable petite existence, j'ai pris un petit-déj chez Mac Do. (hé oui, on avait toujours les réductions...)


Ceci est un Mac Crêpes. Soit: 1 pancake au sirop d'érable + 1 omelette + une tranche de bacon +1 tranche de fromage + 1 autre omelette + 1 autre pancake au sirop d'érable. Et franchement, c'est trop bon.


Après ça, on s'est rapprochés de Québec pour voir les chutes de Montmorency (30m plus hautes que celles du Niagara), que j'ai l'honneur de vous présenter:


(avec nous devant.)






Après l'escalade de 400-je-sais-plus-combien marches, la minute romantique !







Est-ce qu'on était obligés ? Je sais pas. Le fait est qu'on l'a quand même fait.


Le midi, on s'est balladés sur l'île d'Orléans, un p'tit bout de campagne au milieu du St Laurent, juste au niveau de Québec:





Enfin, après avoir repris la voiture (et remis de l'huile, alors que ça servait à rien à part à nous rassurer), on s'est enfoncés dans la campagne québécoise, pour arriver à St Tite et à son festival western.


Les photos qui vont suivre se passent de commentaires. St Tite, connu aussi sous le nom de Beauf-land, réunit tous les canadiens amateurs de stenson, de colts et de rodéo pendant deux semaines de pur bonheur. (papa, je t'aurais bien envoyé un chapeau pour ton anniversaire, mais tu l'aurais mis.)





Amateurs de bon goût...


Vers 16h30, comme on avait pas déjeuné, on a eu faim. Et on est tombés sur cette pancarte:


Du coup, on s'est sentis obligés de prendre une poutine pour notre quatre-heures. Pour ceux qui sauraient pas, la poutine, c'est LE plat québécois, un concentré de savoir-faire culinaire et de diététique. (vous croyez qu'après les chips, les big-macs, les chamallows, les hots dogs et les cookies, on ne craignait plus rien ? détrompez-vous...)



Les images qui vont suivre sont susceptibles de heurter la sensibilité des plus jeunes. Nous les déconseillons aussi aux personnes âgées et aux personnes souffrant d'affections cardiaques.










Pour ceux qui ont réussi à descendre jusqu'ici, vous gagnez en prime la composition de la poutine : frites + cheddar (mal) fondu + sauce rouge brûlante avec un vague goût tomate/barbecue... un délice.

Comme Benoît, Angélique et Thomas avaient encore faim, ils ont commandé une queue de castor. (pour avoir un menu plus équilibré.) Queue de castor = un genre d'énorme beignet plat garni avec à peu près n'importe quoi, du nutella à la compote de pommes, en passant par le beurre de cacahuètes.

"Je vais te manger !"


Mais replongeons donc dans l'Amérique profonde, ses chapeaux de cow-boys et ses mustangs.


Le rodéo : tout le monde y passe...



... vraiment tout le monde.



Vous voudriez pas des grands parents comme ça ??? moi, carrément. (dsl pour la qualité de la photo, mais je pense qu'il y a pas besoin d'une définition de malade pour estimer l'ampleur du désastre...)



Les filles ont essayé les chapeaux...


... et les cornes. (???)


La tête de husky sur la veste, un classique de la collection printemps-été 2007.


Même les fontaines municipales ont été contaminées !!!



Voilà, après nos émotions à St Tite, nous sommes rentrés à Montréal (après une bonne heure de bouchon dans une file de camping-cars de beaufs), épuisés, plus ou moins propres, sans amiche et même carrément malade pour Michael, mais heureux !!! A quand l'excursion en Gaspésie ou dans le Vermont ? ;o)


Et félicitations à ceux qui auront lu jusqu'au bout !!! (et estimez-vous heureux, j'ai fait le tri parmi les 300 photos que j'avais prises...)

dimanche 9 septembre 2007

Go Stingers go !!!

Vendredi 7 septembre, 17h30: un petit groupe d'étudiants super motivés embarque dans la navette de la fac, direction le campus Loyola (la fac à deux campus, celui-là c'est celui qui est dans la banlieue). Une bonne demi-heure plus tard, Laure (France), Helena (Allemagne), Julia (Allemagne), Thomas (Norvège), Bryony (Angleterre) et moi débarquons à Loyola pour une bonne raison: voir notre premier match de football américain, en vrai !


Voilà la fameuse navette "Oncordia". Oui, ils ont oublié le 1er "C". Non, mon cadrage n'a rien à voir là-dedans. (mauvaise foi ? pas du tout.)

Réflexe général en arrivant : phoootoooo. Parce que nous, on a cours que sur l'autre campus, celui qui ressemble pas à un vrai campus de film américain. Alors que là, on est en plein dedans.


Mais on était pas là pour faire du tourisme: il fallait supporter notre équipe, les STINGERS ! yeah ! Et Laure était déjà à fond dedans:


Thomas avait aussi apporté son appareil et ses objectifs de pro pour faire le paparazzi, j'avais l'air ridicule à côté.


Voilà, le match d'ouverture de la saison: les Stingers de Concordia contre les Gaiters de Bishop's ! Et on avait toute la panoplie des parfaits petits supporters. VRAIMENT toute la panoplie.


Le match a fini par commencer, et donc à partir de là, on a plus rien compris. Principe de base: faire comme le voisin dès qu'il se passe un truc: "Oooh nooo !" ou alors "YEEEEEEEES !", etc. Emporté par mon enthouasiasme, je me suis trompé une fois, j'ai gueulé "OUUUAIIIIS" alors qu'on venait de perdre la balle. Personne m'a lapidé sur le coup, je crois que c'est passé inaperçu. ^^



Helena et Julia qui étaient elles aussi à fond dans le match ! GO STINGERS GOOOO !!!


Bryony avait fait les choses jusqu'au bout: un match de foot, américain ou pas, c'est pas un vrai match quand on a pas de bière. Alors le mug à bière était de la partie, clandestinement.


Avantage pour les Gaiters...


Mais on ne se décourage pas !!! GO STINGERS GO ! Heureusement, derrière nous y'avait un gamin d'à peu près 5 ans qui hurlait pour 12. Il a même osé un "GAITERS YOUUU STIIINK !" avant de se faire engueuler par sa mère qui avait (un peu) honte.




Pour les pom-pom girls, on a été un peu déçus. Des pom-pom girls en pantalon, et puis quoi encore ??? on aura tout vu... même les filles se sont senties arnaquées !

Buzz, notre mascotte, perdue au milieu du terrain...



Heu... j'veux pas faire genre je m'y connais, mais le match il est de l'autre côté, non ?




Et les Stingers remontent le score !!!



Bon, je vous épargne le déroulement complet du match. J'ai fini par être dedans pendant le dernier quart d'heure (oui, il m'a quand même fallu attendre deux heures et demie pour comprendre les règles de base, même avec les explications de Thomas...) Le plus important, c'est qu'on a gagné le match d'ouverture de la saison, 20 à 18. Les Stingers, ils sont trop forts.

Après ça, on a repris la navette pour aller à une fête en centre-ville. Sans passer par la case appart', du coup on a débarqué dans le club avec nos boudins gonflables "Stingers", nos tatouages, nos sacs à dos et nos appareils photos.


Mais comme il faisait trop chaud, qu'on cadrait vraiment pas et que la musique était trop forte, on a fini par discuter dans la rue avec d'autres gens. Je suis rentré à l'appartement à 3h du mat' après avoir traversé tout le centre ville à pied et pris quelques photos conceptuelles. Bah oui, il en fallait au moins une ou deux !

Le petit piéton blanc, c'est spéciale dédicace pour Mahir: Je suis désolé de t'apprendre qu'à Montréal, il n'y a pas de petits piétons rouges.


Soit il y en a un blanc, soit il y a une petite main qui clignote. C'est moins rebelle, j'avoue.


Et pour finir, je vous laisse méditer sur cette phrase, inscrite sur un mur de ma rue: "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux." Wow.


Ah non, juste un dernier truc: le week-end prochain, on monte dans le Nord en voiture, jusqu'à Tadoussac (après Québec). Plein de photos en perspective !

lundi 3 septembre 2007

Les mémoires d'outre-tombe, 2e édition.

Non, désolé, je ne suis pas encore mort. Une prochaine fois, peut-être.

Après un petit interlude lié à un problème de connexion au réseau internet de mon colocataire, me revoilà enfin sur la toile. Au cours de cette semaine, il s'est passé plein de trucs. Si si, j'vous assure. Des trucs chiants du genre Sécu, banque, choix des cours, courses, vaisselle, lessive, tout ça tout ça. Des trucs presque intéressants aussi: l'apparition subite d'un drapeau québécois dans la chambre de mon coloc-mystère (qui arrive demain avec le reste des meubles et qui ne sera donc plus un coloc mystère), des rallyes entre étudiants internationaux dans Montréal (comprendre promenade digestive en franglais avec arrêt devant tous les bars), la rencontre avec le-clochard-qui-a-un-gun-dans-sa-veste-pour-tuer-le-chien (aucun intérêt mais ça faisait un peu peur quand même), etc.

Donc, déjà, pour continuer, petite description de mon appart': c'est un appart', avec des pièces, des fenêtres, des murs, des meubles et même des gens. Pour de vrai. J'ai emménagé lundi dernier après un trajet héroïque dans le métro (deux valises et deux sacs à dos, dans les escalators, c'est tendu.) La photo dessous, c'est le maître des lieux, j'ai nommé Stéphane. Il est québécois, il a 31 ans, et il est réalisateur. Bon, on voit pas bien son accent, mais j'vous jure qu'il en a un.



Stéphane, sur THE terrasse, s'il vous plaît ! C'est très bucolique comme endroit, il y a même des tomates et du basilic qui poussent dans les jardinières (comment ça, les bières cadrent pas ???). Et on entend les cloches le matin. Tout ça à 2 min du métro et du supermarché. Voilà, vous savez tout.


Ca, c'est notre voisin d'à côté. Il est designer, il parle tout en anglais et il porte des lunettes de soleil.



Bon, je me suis pas mal baladé downtown, comme la première semaine, et donc vous allez devoir vous taper en vrac toutes mes photos d'extérieur, qu'elles soient concept ou non. La première, que j'ai intitulée "l'homme en jaune avec des pigeons":


Alors sur la deuxième, comme son nom l'indique, c'est un magasin qui vend des décos de Noël (et d'Halloween) toute l'année. Et en août, au premier coup d'oeil, ça surprend.



Bienvenue en Nouvelle-France...




Les photos qui vont suivre ont été prises au péril de ma vie. J'vous jure. Contexte: alors que je traverse un moment de remise en question totale (allant de "Merde, qu'est-ce que je mange pour l dîner ?" à "Est-ce que j'ai choisi le bon appart' ?"), j'ai l'idée géniale d'aller marcher sur Mont-Royal pour penser à autre chose. Donc je marche, je me perds, et je me déperds finalement en arrivant sur le belvédère :



Faut imaginer l'ambiance: il fait lourd, le ciel gronde, il commence à faire sombre, et une vingtaine d'abrutis qui n'attendent qu'une chose: rester bloqués en haut de Mont-Royal en plein orage. (inutile de préciser que j'en faisais partie ^^) Le son qui monte de la ville est hallucinant, comme si on écoutait une radio géante mal réglée... Et puis toute la ville s'allume progressivement, à mesure que le ciel noircit:


Bon, et puis fatalement, ça a fini par péter.


Et là, ça a été le début de la Galère, avec un G majuscule. Au début, ça a été une galère collective, à savoir rester bloqués par une pluie battante dans le "chalet" (à savoir un énorme bâtiment des années 30 construit sur le belvédère, avec des grosses poutres et des grosses pierres.). Le chalet, au début, tu trouves ça marrant, parce que c'est gigantesque, complètement vide, avec des gros lustres sinistres accrochés aux poutres sinistres dans une grande salle carrelée et sinistre, pendant un orage, alors que la nuit tombe. Tu te dis: "Claaaaasse, on dirait un film." Deux heures plus tard, on dirait toujours un film, mais c'est moins "claaaaasse". La pluie se calme un peu, je tente une excursion sur la terrasse, et hop, photo:




J'aurais voulu rester sur une note d'optimisme avec cette vue superbe, mais il a fallu redescendre. Et là, c'est le drame. Je suis monté par un chemin qui n'est plus éclairé, donc je suis les gens qui ont tous pris le chemin normal, contrairement à moi. On finit par arriver sur un parking: great ! Moi, tranquille, j'me dis: "Si y a un parking, c'est qu'on est quasiment en centre-ville. Donc je vais suivre la route à pied et je serais à l'appart' dans 15 min." C'est ainsi que je me suis retrouvé en tongs et en bermuda, à glisser sur les trottoirs d'une route immense qui longe le cimetière Notre-Dame-des-Neiges (le plus grand de Montréal). 20 minutes de marche, sous la pluie, en tongs, tout seul, la nuit, le long d'un cimetière. Nan, mentez pas, j'vois bien que vous êtes jaloux. Et surtout, je ne suis pas du tout arrivé en centre-ville mais dans un quartier paumé où un bus m'a chaleureusement accueilli, avant de me déposer au métro. Mouru, le Roflent.


Le lendemain de cette aventure particulièrement enrichissante, je suis allé sur le Vieux Port en soirée. Il y avait un concert des Scorpions sur un quai (je les croyais morts...), plein de gens qui se baladaient, il faisait chaud, c'était cool. Une fois encore, photos.





Attention, la photo suivante peut comporter des traces d'idées conceptuelles ou de mise en abîme métaphysique.


La photo d'en-dessous n'a aucun intérêt. Mais c'était pour vous donner une idée de ce à quoi ressemble une rue typique de Montréal à la fin de l'été:


Aujourd'hui et hier, rencontres entre étudiants internationaux de l'université, avec une excursion autour du campus, un jeu de piste en centre-ville, un twister géant, des bières pas chères, de la musique et plein de bouffe gratuite. Les nationalités dominantes: Français (étonnant, je sais), Allemands (je crois qu'ils sont aussi nombreux que nous !), Etasuniens, Mexicains, Chinois, Anglais, etc. Mais surtout plein de rencontres, avec plein de gens de plein d'endroits... le souci, c'est que j'ai pas retenu tous les noms. Donc sur les photos, j'vous jure que c'est pas des gens pris au hasard pour vous faire croire que j'ai une vie sociale, mais bien des personnes avec qui j'ai eu un échange constructif réel et développé. Hé ouais.

Ci-dessous, Eric (USA) et Aurélie (désolé si je me plante, j'ai un gros doute) (France) jouant au morpion avec frénésie en attendant les frites et les hamburgers. Diététique, quand tu nous tiens.

Harry, England:

Ou alors, est-ce qu'Aurélie est là ??? France, dans tous les cas.

Thomas, France:

Chen, Corée du Sud (qui imite merveilleusement bien la technique de Kung-Fu de Jackie Chan.):

Sorry guy, I was already unable to pronounce your name this afternoon, so I think I won't try wirting it tonight. Singapour, quoi qu'il en soit.
Bryany (orthographe non homologuée.), England:
...


Aurélien et Julie, deux maudits français eux aussi... (le soleil dans les yeux ? nan, j'crois pas...)

Ven, île Maurice. En plus de figurer sur une photo floue et de savoir lever des bouteilles en l'air, il est le cousin de Vikash Dhorasoo. Wouaaaah.


Johannes, Allemagne:




Voilà, il manque plein de gens, mais je pense que j'aurais l'occasion de prendre d'autres photos... Au niveau projets, bah forcément y'en a pas mal: fêtes, voyages, sorties, etc. Il y a une excursion à Toronto dans deux semaines et une à Boston en octobre, j'aimerais bien faire les deux, mais bon, on verra ça en temps voulu ! (aaah, et la fameuse excursion à New-York pour le nouvel an, sur Time Square !!!) Et puis sinon, là tout de suite : rentrée. (Yeuuurk, pour le principe). Je commence demain matin à 10h15 avec l'histoire de l'Amérique latine, période coloniale. Let's go...

See you later guys, take care !